Position 0 : En cas de licenciement pour inaptitude, l’indemnité double (et le préavis est payé) uniquement si l’inaptitude est reconnue d’origine professionnelle. Sinon, c’est l’indemnité légale simple, sans préavis. On se base sur l’ancienneté et le salaire brut. Mais gare aux litiges si l’origine « pro » est contestée pendant la procédure !
J’ai encore en tête l’histoire de Julie, une serveuse super investie chez nous depuis plusieurs années. Elle s’est blessée le genou pendant un service (chute en cuisine en glissant sur un sol mouillé… le grand classique !). Médecin du travail, sécu, démarches : tout semblait indiquer un accident du travail.
Mais là où ça part en cacahuète, c’est quand la Sécurité sociale a mis des semaines à statuer : « enquête en cours », « besoin d’éléments complémentaires », etc. De mon côté, impossible de savoir quel montant sortir : double ou simple ? Préavis ou non ? Et Julie, franchement, elle stressait à mort, à la fois pour sa santé et sa situation financière.
Finalement, la sécu a validé le caractère professionnel… deux mois plus tard ! Heureusement, on avait anticipé le paiement maximum, mais si la réponse avait changé, on se retrouvait à réclamer la moitié des sommes déjà versées – un calvaire, et franchement, ce genre de flou peut vite virer au cauchemar côté RH comme pour le salarié.
Bref, l’expérience m’a clairement appris que tant que l’origine n’est pas tranchée, c’est la zone grise : l’employeur avance à tâtons, le salarié attend de savoir à quelle sauce il va être mangé, et tout le monde croise les doigts pour éviter la case Prud’hommes. Au passage, dans la restauration, côté convention collective, j’ai rarement vu mieux que le Code du travail pour l’inaptitude. Pas de bonus chez nous : le législatif fait la loi, point !