En 2024, les embauches concrètes se situent surtout dans l'industrie technique, la logistique, le médico-social et certains métiers IT très spécialisés, surtout hors des grandes métropoles. Le numérique généraliste et le commercial restent saturés, mais les postes techniques ou humains sont ceux qui résistent et recrutent dès le niveau débutant, souvent autour de 1 700€ à 2 200€ brut selon le secteur.
Pour illustrer, j'ai une anecdote que je trouve très parlante : en mars, je devais recruter un technicien de maintenance pour une PME industrielle près d'Angers. J'ai publié l’offre sur les canaux habituels en pensant recevoir des dizaines de candidatures… En trois semaines, à peine huit CV, dont trois ne correspondaient pas du tout. Pourtant on proposait 2 100 € brut, CDI, horaires fixes. Finalement, on a recruté un jeune diplômé qui… hésitait entre ce poste et un CDI dans la logistique à Cholet, payé presque la même chose. Preuve que la demande est forte et que les candidats ont le choix dans certains métiers techniques ou logistiques.
En parallèle, j’ai aussi échangé avec une amie, aide-soignante, qui s’est vue proposer trois postes en moins de quinze jours après une simple recherche autour de Tours…
En revanche, côté informatique (hors Paris), c’est très variable : j’ai récemment reçu une centaine de candidatures “dev web junior” pour une mission courte, mais beaucoup moins pour un profil data ou support systèmes, même à salaire équivalent. Clairement, tout ce qui touche à la maintenance, logistique ou accompagnement humain trouve preneur rapidement en 2024, alors que d’autres métiers très médiatisés restent bouchés si on ne se spécialise pas.
Si ça peut aider, je constate dans mon quotidien RH que l’agilité (accepter de bouger un peu, tenter des secteurs moins “glamour” comme l’industrie ou la logistique) compte pour décrocher rapidement un job, même en dehors des grandes villes.