Le télétravail ne tue pas la culture d’entreprise, mais il force à la réinventer. Les risques de désengagement existent, surtout si l’humain passe à la trappe, mais avec de l’organisation, la culture tient le choc. Le présentiel n’est pas magiquement meilleur : tout dépend de l’énergie qu’on met à cultiver l’équipe, peu importe le format.
Je vais être cash : la magie
de la pause café, c’est top, mais ça n’a jamais sauvé une boîte à elle seule.
Petit exemple : en 2020, je suis passé en full remote du jour au lendemain, équipe technique à 80% nouveaux. On s’est retrouvés paumés, personne ne connaissait vraiment personne, on bossait tous sur des tickets cloisonnés, call du lundi, report du vendredi, basta. Ambiance : zéro.
Plutôt que d’attendre que la sauce prenne toute seule, un collègue a lancé une idée simple : chaque vendredi midi, apéro visio obligatoire (micro ouvert, cams allumées, RH interdits, pas de sujets clients). Ça a commencé à deux, puis cinq, puis presque tout le monde. On a parlé config PC, séries, même galères matos, et au passage, on a débusqué les pros du montage ou ceux qui avaient de vraies astuces pour les nouveaux, trucs jamais écrits nulle part.
Six mois après, l’équipe tournait mieux que pas mal de bureaux où j’ai bossé physiquement
côte à côte… et où personne ne s’adressait vraiment la parole hors taf. La différence, ce n’était pas l’espace, c’était l’intention : créer un espace où l’on ose discuter, échanger, même à distance.
Bref, la culture, c’est pas le local ou la machine à café. C’est la somme de tout ce qu’on investit pour rester connectés et s’entraider, même en visio, même asynchrones. Faut juste pas croire que ça va venir tout seul
parce qu’on a un Slack ou qu’on se croise physiquement.