En tant que freelance, tu peux prétendre à l’allocation des travailleurs indépendants (ATI) sous conditions : 800 € brut/mois environ pendant 6 mois si ton activité a vraiment cessé et que tu remplis tous les critères. Si tu étais en portage salarial, le calcul se fait comme pour les salariés : généralement entre 57 et 75% de ton salaire antérieur, pour 4 à 24 mois, selon ton parcours.
Pour te donner du concret, j’ai connu la situation avec l’un de mes clients – une consultante finance – qui tournait autour de 1800€ net en micro-entreprise. Elle a découvert à la fin d’un gros contrat que l’indemnité chômage pour indépendant était à des années-lumière de ce qu’on touche en salarié : pas de cumul, peu de montant. Au début, elle pensait que ce serait “automatique” comme pour les CDI, mais il faut vraiment une cessation totale d’activité (radiation du registre, etc.) et justifier d’au moins 10 000 € de revenus en deux ans. Et surtout, le forfait mensuel est fixe – rien à voir avec ton revenu moyen.
Si tu étais en portage salarial, le fonctionnement est beaucoup plus proche du salariat classique, donc là, l’indemnisation devient plus intéressante (basée sur ton net moyen sur 12 mois, environ 57% du brut pour l’ARE, avec une durée ajustée sur ton historique cotisé).
Honnêtement, ce que je retiens, c’est qu’on a tout intérêt à anticiper et à garder un œil sur les petits caractères des statuts. Je te conseille de faire une simulation sur le site Pôle Emploi si tu veux affiner selon ta situation exacte (freelance pur ou portage), c’est assez intuitif et ça évite de mauvaises surprises.
Bon courage pour la suite, et si tu veux des retours plus précis, je peux demander à mon réseau !