À long terme, le salarié bénéficie d'une stabilité financière et sociale difficile à égaler. En freelance, le potentiel de gains est réel, mais il dépend fortement de la capacité à se vendre, à se gérer, et à encaisser les périodes creuses.
Je me souviens très bien du moment où j’ai décidé de tenter l’indépendance, après quatre ans bien installés comme consultant salarié. La première année ? Libération totale. Fini les process lourds, j’organisais mes journées comme je voulais, et ma rémunération a décollé d’environ 30% en six mois grâce à deux gros contrats.
Mais la réalité a vite repris ses droits. J’ai passé un été entier à rafraîchir mes mails clients, sans réponse. Entre la prospection, les devis à rédiger, la facturation, le suivi administratif… j’ai enfin compris la différence entre temps facturable et temps travaillé. Un vrai choc : sur Notion, je traçais chaque minute pour ne pas me perdre et c’est là que j’ai vu toute la différence avec le salariat. Au fil des saisons, les hauts et les bas se sont calmés, mais jamais totalement : impossible de retrouver la même sérénité financière qu’avant.
Côté équilibre vie pro/perso, il faut s’imposer des rituels. Mon Kanban sur Trello, board minimaliste, était mon phare. J’y mettais tout : deadlines, roadmaps, tâches perso (santé, sport, café entre amis). Mais la tentation de bosser le week-end restait forte.
Pour la retraite, je n’ai commencé à cotiser sérieusement qu’à la troisième année, clairement en retard. C’est là où le statut salarié m’a semblé fortement sous-coté…
Honnêtement Léa, le choix dépend vraiment de ce que tu recherches : sécurité ou escalade du revenu. Mais personne ne te dit assez franchement qu’en freelance, on change vite d’avis selon les saisons de vie.
Au final, je préfère aujourd’hui un mix : missions longues en portage salarial + side freelance. La stabilité avec un zeste de liberté.